Vous êtes de bons parents, n'en doutez-plus !


Vous êtes de bons parents, n’en doutez plus !

Trop de parents doutent de leur "compétence" de parent, ce qui fragilise la relation parent-enfant et la relation de couple.

Plus vous en doutez, plus vos enfants en douteront et vous le feront ressentir. Ils ne veulent pas manger des bonbons toute la journée, ils veulent juste des parents-adultes qui savent où ils vont…

Dans bien des textes, récits, romans et essais, la vie est comparée à un voyage. Vivre c’est voyager dans le temps. Chaque jour qui passe nous emmène vers un ailleurs différent de la veille. Un voyage au cœur de nos expériences, de nos combats et de nos aventures. Vous vous en êtes aperçu, votre enfant semble chaque jour différent de la veille. Ce qui nous oblige, nous, parents, à constamment anticiper pour ne pas être « largués ». De ce fait, la posture de parent est certainement l'une des plus difficiles car elle est annexée à de lourdes responsabilités. La responsabilité d’un nouvel arrivant sur notre planète et dans notre société qu’il va falloir accompagner, sécuriser tout en lui permettant de vivre avec les autres. Mais comment vivre avec les autres ? Voulons-nous des êtres humains qui se confrontent ou qui coopèrent ? La coopération a de nombreux avantages dont celui de l’apaisement et de la pacification.

Concrètement, être parent tous les jours, c’est…

Se lever à n’importe quelle heure (en titubant ou à moitié endormi) en pleine nuit et rester à ses côtés

Se demander s’il a suffisamment mangé

S’inquiéter d’une éventuelle chute lorsqu’il court au parc

Ne rien comprendre à sa colère

L’aimer à en mourir

Le regarder dormir

Jouer à des jeux que l’on déteste

Se demander ce qu’il y a de mieux pour lui

Essayer de contrôler un accès de colère, en vain

Faire des machines interminables

Le câliner et accepter difficilement d’être repoussé

Avoir du mal à le supporter

Faire un bon repas qu’il refusera de manger

Lui donner des limites et se demander si elles sont justifiées

Lui dire non et regretter

Lui dire oui et avoir des remords

Lui dire d’aller dans sa chambre parce qu’il transgresse les règles et regarder la pendule.

Avoir mal quand il a mal

Passer une journée au parc, aller au fast-food et regarder un dessin animé en oubliant les expos qu’on adorait

Se coucher éreinté ou angoissé

Être fier, triste, avoir peur, et être heureux en même temps

Se dire dans les moments difficiles : « si j’avais su, je n’aurais pas eu d’enfant » et sauter de joie dans la même minute en apprenant que l’on va être à nouveau parent

Et tant de choses encore…

Éduquer fait partie des 3 métiers impossibles disait Freud, alors je vous propose de ne pas considérer « parent » comme un métier mais comme un statut avec différentes postures. D’ailleurs, la somme des compétences à développer est tellement longue :

négociateur, cuisinier, infirmière, médiatrice, enseignant, joueuse de foot, conteur, taxi, femme de ménage, homme à tout faire, philosophe, psychologue, marabout (les bobos qui disparaissent), réveil matin, horloge parlante, victime d’un vieux précepte freudien, joueur de cartes, public sympathisant d’histoires rocambolesques, thérapeute, partenaire de (consoles de jeux), moralisateur (mouais bof mais bon), avocate, juge d’instruction, coach…

Si nous devions être payé à notre juste valeur au regard des compétences listées, l’équilibre budgétaire ne serait qu’une illusion comique en 1 acte.

Être parent n’est pas un métier. Dans un métier, il y a une notion de début et de fin, on peut même en changer, tandis que l'on reste parent à vie.

« À l’impossible nul n’est tenu », certes, mais nous pouvons tout de même essayer de faire de notre mieux pour notre enfant, pour nous même, pour la société dans laquelle il va vivre et pour notre planète.

Bon voyage…


Extrait du livre : "Trucs et astuces pour que votre enfant coopère" Marie-Ange Zorroche


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